Retraite pour pénibilité : le dispositif est inadapté selon l’association des accidentés de la vie (Fnath) |
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| Par Luce Margonty Vendredi, 17 Février 2012 09:02 |
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Après la communication du nombre de demandes de départ anticipé en retraite pour pénibilité par la Cnav, la Fédération nationale des accidentés de la vie (Fnath) juge que le dispositif ne répond pas « aux enjeux sociaux » posés par l'inégalité de l'espérance de vie des travailleurs. Elle souhaite que le sujet soit remis sur la table par les candidats à l'élection présidentielle. Depuis le 1er juillet 2011, le dispositif de départ anticipé en retraite au titre de la pénibilité, instauré par la réforme de novembre 2010, est entré en vigueur. Selon un premier bilan fourni par la caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), seules 2 530 demandes ont été enregistrées depuis cette date. Dans un communiqué la Fnath rappelle que « les estimations gouvernementales en 2010 prédisaient plus de 30 000 bénéficiaires par an ». « Comme, en son temps, pour le dispositif retraite anticipée pour les travailleurs handicapés, les effets du dispositif retraite pour pénibilité (...) ne répondent en rien aux enjeux sociaux posés par l'inégalité de l'espérance de vie selon les professions et les conditions de travail », souligne l'association des accidentés de la vie. La Fnath rappelle qu'elle avait vainement dénoncé la « dénaturation du concept même de pénibilité (pour y substituer un ersatz d'invalidité bis), des conditions d'accès draconiennes et, enfin, un parcours administratif du combattant pour la petite population qui pouvait y avoir vocation ». Elle exige donc que la question de la pénibilité au travail fasse l'objet de nouvelles propositions concrètes et d'un débat national à l'occasion de la campagne présidentielle. |















