| Réduire sa facture télécom : comment éviter les numéros surtaxés ? |
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Faut-il payer une surtaxe pour appeler un ami malade à l'hôpital ? Sujet sensible, surtout lorsque l'on sait que les numéros surtaxés (0800, à quatre chiffres...) rapportent aux éditeurs environ 2,2 milliards d'euros par an selon les données de l'autorité de régulation des télécommunications (Arcep). Des pistes existent pour les contourner.
« Chaque numéro spécial renvoie vers une ligne géographique classique » explique-t-on chez Cétis, un cabinet de consultants spécialisé dans les télécommunications. En clair, vous pouvez appeler au tarif normal des numéros surtaxés. Mais une fois le précieux sésame connu, il faut souvent ruser. « Les numéros spéciaux ne peuvent pas être composées depuis l'étranger. Masquez votre numéro avec un code spécial fourni par votre opérateur, et appelez en disant que vous êtes à l'étranger » conseille Jean-François Block, médecin vosgien en invalidité, et instigateur d'une pétition contre les surtaxes téléphoniques en 2007. Cependant, ce système semble ne pas fonctionner à tous les coups, et dépendra de votre interlocuteur. Il sera ainsi plus facile d'accéder à votre banque qui est passé en 0800 qu'à un véritable service commercial. Sur Internet, une communauté s'organise et s'échange les bons numéros de téléphones : on peut retrouver ces internautes sur radins.com par exemple. Geonumbers.com est l'un des sites les plus emblématiques du réseau. Mais sous la pression des entreprises, il a interrompu la diffusion publique de son listing : les membres communiquent désormais en privé. « La loi ne dit rien là-dessus » explique Jean-Louis Masson, sénateur non-inscrit de la Moselle et auteur de plusieurs propositions de loi sur le sujet. « Certaines sociétés en profitent pour faire peur aux personnes qui diffusent ces numéros. » Ce que dit la loi Pourtant, la législation évolue peu à peu. Depuis le 1er juin 2008, la loi Chatel instaure la gratuité du temps d'entente jusqu'à la mise en relation avec un interlocuteur physique. L'accès aux services d'assistance des fournisseurs d'accès à Internet (FAI), les fameuses hotlines, doit se faire au tarif local. Au 1er janvier 2009, la loi de modernisation économique a renforcé le dispositif, avec la non surtaxe des appels en vue d'obtenir la bonne exécution d'un contrat ou d'une réclamation. « Nous voulons passer à l'étape suivante : la gratuité pour les numéros administratifs et pour toutes les hotlines » espère Jean-Louis Masson. « Certaines opérateurs FAI facturent désormais le service après-vente, car c'est l'appel à la hotline qui doit être non surtaxé, pas le SAV» constate-t-on chez Cetis. Mais les problèmes de pouvoir d'achat risquent de changer la donne. « Des banques sont revenues à la gratuité et en ont fait un argument commercial » donne-t-on comme exemple chez Cetis. |























