| Quelques pistes pour choisir sa maison de retraite |
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Choisir une maison de retraite pour un parent ou pour soi-même n’est pas une affaire simple. Les critères d’appréciation vont bien au-delà des simples données financières ou administratives.
La légalité est une chose, la réalité une autre… Savoir qu'une maison de retraite est conventionnée par l'État est certes un gage de qualité minimum. Si la condition est nécessaire, elle est cependant loin d'être suffisante ! Il existe près de 10 300 établissements différents en France, dont le style, l'ambiance et bien entendu les tarifs et la qualité varient. Il est donc impératif de prendre son temps pour choisir son établissement, de manière à pouvoir vérifier, auprès de FINESS, de la DDASS, du voisinage et de l'AFPAP (Association Française de Protection et d'Assistance aux personnes Agées) que le lieu est agréé pour recevoir l'aide sociale et l'aide personnalisée au logement ou encore l'ALS (allocation logement social), mais aussi qu'il a bonne réputation. Demandez le règlement et un exemplaire du contrat dès la première visite pour en prendre connaissance. Les premiers contacts avec la direction sont également importants. Exigez de tout vérifier par vous-même : état des sanitaires et des peintures, odeurs (signe d'hygiène), etc. Vérifiez que des aménagements pour fauteuils roulants sont prévus, car même si vous-même ou votre parent êtes en bonne santé lors de l'entrée dans les lieux, nul ne peut prévoir ce que réserve l'avenir. Et les personnes âgées n'appréciant pas de changer de lieu de vie, mieux vaut vérifier dès le départ que votre parent n'aura pas à subir des déménagements multiples. Les premières pistes Certains éléments permettent, dès l'abord, de se faire une idée du lieu. La personne qui vous reçoit ou le directeur peut ou non, vous proposer spontanément une visite des parties communes et des chambres, vous remettre, de la même manière, les contrats, tarifs et autres règlements appliqués. Que la personne traîne les pieds ou qu'elle tente de détourner la conversation sur un autre sujet ne doit pas vous leurrer ! Dans le détail, vérifiez ensuite que les documents remis précisent bien tous les éléments, notamment financiers, nécessaires à votre évaluation de la résidence. Par exemple, les modalités de résiliation, les prestations facturées, l'existence d'un dépôt de garantie. Une fois franchie cette étape, certains indices permettent d'imaginer le quotidien des résidents à l'aspect de ceux que vous rencontrez. Si tous semblent isolés dans leur chambre devant la télévision, en linge de nuit au milieu de l'après-midi, inutile de revenir ! Mais sans aller jusque là, faites-vous votre propre opinion : les personnes semblent désœuvrées et livrées à elles-mêmes, certains éléments du ménages semblent laisser à désirer, toutes les portes des chambres sont fermées… Demandez des explications. L'indispensable Tous n'ont pas la chance de choisir la maison de retraite de leur rêve et le plus souvent pour des raisons purement financières. Mais quoi qu'il en soit, une base de décence et d'hygiène doit toujours être respectée ! Ainsi, par exemple, le personnel se doit au moins de parler correctement aux résidents et de les vouvoyer ! Le personnel est en effet souvent le maillon faible des résidences, en raison des difficultés de recrutement. Il peut être soit moins qualifié (et motivé) que ne l'exigerait la situation, soit insuffisant. Il n'y a pas de règles en la matière, mais vérifiez le nombre de professionnels présents par résident, en journée mais aussi et surtout la nuit et le week-end ! Car c'est parfois sur ce point que le bât blesse. Incidemment, vérifiez que les personnes employées sont bien « sur le terrain », en train de s'occuper des personnes, plutôt qu'en train de lire des magazines en salle de repos alors qu'une sonnerie de chambre se fait entendre… Vient ensuite l'équipement. Il va sans dire que la chambre doit être aménagée dans les règles et parfaitement entretenue. Elle doit être adaptée à un début de perte d'autonomie si la personne est entrée valide, voire à une perte d'autonomie plus importante. Parfois, les maisons "généralistes" ne sont pas adaptées à certaines maladies de l'âge, tel l'Alzheimer. Néanmoins que se passera-t-il en cas de besoin d'assistance médicale ? Le résident peut-il accueillir son médecin de famille ? Un personnel para médical, type kinésithérapeute, est-il attaché à l'établissement ? Enfin, qu'en est-il de la composition et de l’organisation des repas ? Dans la plupart des maisons de retraite, les menus de la semaine sont affichés. Les petits-déjeuner et les dîners sont servis dans la chambre, seul le déjeuner étant pris dans la salle-à-manger commune. Souvent, il est possible de partager des repas sur place en famille. Un autre point à vérifier. |

























