| Nicolas Sarkozy ouvert à quelques « évolutions » du projet de réforme des retraites d'ici septembre |
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| Vendredi, 18 Juin 2010 21:19 |
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Le Président de la République a tenu compte des remarques des syndicats sur la pénibilité, les carrières longues et les poly-pensionnés. Mais il ne semble pas question de faire des concessions sur le recul de l'âge légal de départ de 60 à 62 ans.
Une brèche est-elle ouverte ? Après avoir reçu ce vendredi 18 juin, avec François Fillon, trois de ses ministres pour une réunion de travail sur la réforme des retraites - Eric Woerth (Travail), François Baroin (Budget) et Georges Tron (Fonction publique) - Nicolas Sarkozy a consenti un geste envers les syndicats qui ont qualifié d'injuste le projet présenté le mercredi 16 juin par Eric Woerth. Apporter une réponse au problème des personnes qui relèvent de plusieurs régimes Le Président de la République a souhaité que ce dernier lui suggère, au plus tard avant le début du débat parlementaire en septembre, les « évolutions qui pourraient être envisagées sur tout ou partie » de trois questions soulevées par les partenaires sociaux : la nécessité de mieux prendre en considération la pénibilité, la situation des salariés qui ont débuté leur carrière avant 18 ans, et de une répondre à la problématique des poly-pensionnés (c'est-à-dire des assurés qui relèvent de 2, 3 ou plus de régimes de base et, qui eu égard à la multiplicité des règles en vigueur, pourraient être lésés dans le calcul de leurs droits à retraite). Pourquoi cette porte ouverte, annoncée officiellement dans un communiqué de l'Elysée ? Eric Woerth et Georges Tron ont rencontré ou contacté les partenaires sociaux et les syndicats de la Fonction publique les 17 et 18 juin : Laurence Parisot (MEDEF), Jacques Voisin (CFTC), François Cherèque (CFDT), Jean Lardin (UPA) le 17 ainsi que Bernard Van Craeynest (CFE-CGC) et Alain Olive (UNSA) le 18. Le ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique a ensuite effectué un compte-rendu de la teneur de ces consultations à Nicolas Sarkozy. Mais il ne semble pas question de toucher aux orientations phares de la réforme, tel le report de l'âge légal de départ en retraite de 60 ans actuellement à 62 ans en 2018. |




















