| La réforme des retraites, actualité majeure en 2010 |
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| Mercredi, 06 Janvier 2010 15:41 |
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La réforme des retraites est l'action majeure du gouvernement pour 2010. Ce dernier veut engager des débats et des réflexions avec les divers acteurs sociaux sur le sujet dès février. La précédente loi, dites Loi Fillon, date de 2003 et court jusqu'en 2012. La prochaine s'attachera à définir les modalités des régimes de retraite au-delà. Toutes les pistes vont être évoquées. Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, souhaite un débat « sans aucun tabou ». Et pour la présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV), Danièle Karniewicz, ces réformes sont urgentes. « Il existe un problème structurel important lié à la démographie et au vieillissement de la population. La Cnav accumule les déficits depuis plusieurs années. Pour 2009, il s'élève à 8 milliards d'euros et pour 2010, nous projetons 10 milliards d'euros. C'est intenable. Il y a un vrai problème de financement pour les années qui viennent, jusqu'en 2020-2030 » a-t-elle expliqué dans une interview à La Dépêche du Midi début janvier. Voici les pistes envisagées : Allonger la durée de cotisation. Cette option est souvent évoquée, en raison de l'allongement de l'espérance de vie et de la durée des études. Jusqu'en 2012, la durée de cotisation augmentera de 3 mois par an, pour atteindre à cette date 164 trimestres. Une personne de 60 ans devra donc cotiser 41 ans pour obtenir une retraite de base à taux plein. Le dispositif peut être complété par les mécanismes de surcote et de cumul emploi/retraite. De plus, une loi a relevé en 2009 l'âge maximum de départ à la retraite de 65 ans à 70 ans. Compte tenu des évolutions démographiques, allonger la durée de travail apparaît comme une solution adéquate mais elle se heurte à plusieurs problèmes concrets : - Le faible taux d'emploi des plus de 50 ans. La France possède en effet le taux d'emploi des personnes âgées le plus faible en Europe : 38,1% des 55/64 ans travaillent. - L'opposition des Français : un sondage de la CNAV indique que seuls 47% des Français souhaitent cette solution. - La pénibilité du travail : la présidente de la CNAV juge indispensable de prendre en compte la difficulté d'un emploi pour calculer l'âge de départ à la retraite d'un salarié. Lorsqu'il « y a une usure sur la santé parce qu'il y a un poste de travail qui sollicite beaucoup la personne, là effectivement, il faut sans doute donner une bonification par rapport à l'âge de départ » a déclaré Danièle Karniewicz sur RMC en décembre 2009. Baisser les pensions. Cette option permettrait de réduire les dépenses mais paraît politiquement inapplicable. « Je ne suis pas favorable pour y toucher » affirme Danièle Karniewicz. Augmenter les cotisations. Tout comme la baisse des pensions, cette option ne semble pas très politiquement correcte en ces temps de crise et juste avant les élections régionales de mars. Aligner le régime général et le régime public. La loi Fillon de 2003 prévoit un alignement de la durée de cotisation des fonctionnaires avec celui des salariés. Normalement, tout le monde devra cotiser 41 ans en 2012 pour obtenir une retraite à taux plein. Cependant, la pension des fonctionnaires se calcule sur la moyenne des six derniers mois d'activité alors que celle du régime général prend en compte les 25 meilleures années. |






















